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U2360 : Paris, Bruxelles, Dublin, Amsterdam… review d’une tournée

Après avoir fait 6 concerts en 2009 (Paris x2, Dublin x2 et Amsterdam x2), je remets le couvert avec la suite de la tournée du plus grand groupe de rock du monde (moi, subjectif?) en enchaînant trois concerts, Paris, et Bruxelles (deux fois). Alors que le leg européen vient de finir, entre pleins d’annonces (Amérique du Sud, Afrique du Sud), des rumeurs (un nouvel EP, un nouvel album, une fin de tournée à Dublin), c’est le bon moment pour faire le point.

 

Après avoir pris une grosse claque pour mon premier concert de U2 en 2005 (c’est là que mon fanboyisme aiguë – certains confirmeront – est né), c’est tout joyeux que je retrouve mon groupe préféré au stade de France après 4 ans.
Un point sur l’organisation à la française, comme d’habitude. Pas de barrière pour réguler la fosse, des portes qui ouvrent 15 minutes avant, bref, un immense bordel.

Pourtant, la joie de retrouver le groupe, et surtout d’entendre ce que peut donner No Line on the Horizon, clairement un des meilleurs albums du groupe tant rien n’est à jeter (peut-être White as snow à la limite). Avec une setlist détonante qui peine étrangement à démarrer le public, tout le monde se met pourtant d’accord sur Magnificent, un des morceaux phares du concert. On appréciera également la partie acoustique Angel of Harlem/Desire-Stuck in a Moment
Certains pensent que U2 n’a plus aucune inventivité. Et pourtant, c’était assez osé d’ouvrir un concert sur 5 nouveau morceau. Puis après quelques tubes. Première grosse claque. Unforgettable Fire, incroyable morceau des années 80. Et pour ne pas nous laisser une minute de repos, s’enchaîne le trio portant de la tournée : City of Blinding Lights – Vertigo et ce remix de fou de I’ll go crazy if I don’t go crazy tonight.
Deuxième oldies : MLK en hommage à Aung San Suu Kyi, suivi de Walk On (j’entends les mauvaises langues d’ici). Après un Where the streets have no name un peu court et un One enfin sans discours, et puis après le premier rappel, c’est encore la grosse claque. Ultraviolet, chanson trop peu jouée, toute droit sortie de Achtung Baby avec un Bono vêtu d’une veste laser qui vaut le détour. Moment of Surrender pour finir le morceau est une excellente trouvaille tant l’émotion est à son comble. Deux magnifiques nuits à Paris qui laissaient présager une suite du tonnerre.

Et ce n’était pas raté. Je ne vous ferai pas une longue et fastidieuse description des 4 autres concerts. Amsterdam fut un de mes meilleurs concerts, surtout le deuxième avec un remaniement de la setlist complètement fou. Première apparition de Elevation et de Until the end of the world, et surtout Bad avec un snippet de 40. Inutile de dire que au premier rang, ça en jette. Le passage par Dublin était également obligatoire. Et malgré une setlist sans ultime surprise, l’ambiance était juste folle. Un concert de U2, chez eux, c’est vraiment à voir.

Le 21 mai 2010, Bono est hospitalisé et en convalescence pour 6 semaine. Le nouveau leg américain se voit repoussé. 6 semaines plus tard, les concerts européens recommencent. Edge avait annoncé qu’ils voulaient garder une continuité dans la setlist tout en changeant pour ne pas avoir les mêmes concerts. Résultats : une bonne moitié de la setlist est remaniée. Mais entre ce que U2 dit et ce que U2 fait, il y a un fossé. Une certaine peur a commencé à grandir.

Et là. Boom. Turin. 3 nouveaux titres, une nouvelle intro, 6 chansons qu’on ne voyait pas trop (Until the end of the world par exemple ou Mysterious Ways qui ont pris leur place bien ancrée dans la setlist). Pourtant le groupe semple être en pilotage automatique… Au moins jusqu’à Zurich. Le 18 septembre, Bono et sa bande atterrissent pour la seule date parisienne. Les français sont décidément des pros de l’organisation. Mes compagnons et moi-même décidons de prendre les choses en main et nous mettons 2 heures à installer une vingtaine de barrières pour établir une file. Et je dois vous avouer qu’une ambiance assez spéciale a commencé à se faire sentir dans le stade. L’impatience.

Certains décrieront le début de concert par Beautiful Day pour une tournée favorisant le dernier album. Pourtant, le vrai premier morceau c’est Return of the Stingray Guitar. Grosse claque rock’n roll qui mettra tout le monde d’accord dès la premier note. « Alleeeeeeeeeeeeeeeez! C’est partiiiiii! ». On reprochera à U2 d’oublier un peu leur dernier excellent album, No line on the horizon. Pourtant, l’album a moins marché. Ils se sont donc logiquement dit que le public l’aimait moins. Donc moins de titres. C’est une pensée honnête et logique, même si critiquable. Et puis bon, inutile de dire qu’ils ne laissent aucun répit au public. Enchaînant leurs morceaux, dont un I will follow de légende, ils s’offrent une pause après le 8ème morceau. Visiblement, la guitare a été saturée sur certaines chansons. Magnificent n’a jamais été aussi pêchu.

North Star et Mercy s’incrustent parfaitement dans cette setlist du tonnerre. Et l’enchaînement In a little while/Miss Sarajevo est fabuleux. Une ambiance incroyable s’est installée au stade de France. Mais surtout, je crois n’avoir jamais vu le groupe comme ça, aussi soudé et aussi en forme. A croire que les 6 semaines de convalescences de Bono lui ont fait du bien. On croirait qu’ils ont mangé du lion. Sérieusement, avec le recul je pense que c’était mon meilleur concert.

Exit les masques immondes de Ang San Suu Kyi, ici, on se retrouve avec des jolies torches Amnesty International qui ne fait pas too much. Et après notre ami Desmond Tutu, Ultraviolet laisse place à Hold me, Thrill me, Kiss me, Kill me, bande originale de Batman Forever. Le morceau n’est visiblement pas connu de tous puisque nous n’étions visiblement que 4 à se bouger. Le concert se fini sur Moment of surrender. Et vu le niveau qu’on a eu à Paris (tout le monde s’accorde à le dire, le concert était exceptionnel), la barre était très haute pour Bruxelles. Je ne m’attarderai pas, le défi a été relevé haut la main. Surtout pour la deuxième date, puisque les deux morceaux inédits ont été remplacés par Angel of Harlem et Bad, morceaux complètement inattendus, introduit par Bono comme « this could be a hit ».

La tournée va reprendre son cours aux Etats-Unis, puis faire un tour dans le reste du monde (Océanie, Amérique du Sud). On espère une clôture de tournée à Dublin. Une chose est sûre : on sera là.

nb : merci à Angéline, Robin et Isaline pour certaines des photos.

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