"Cette chanson n'est pas une chanson de rebelle", annonce Bono au début du clip de Sunday Bloody Sunday, sorti en 1983. Extrait du troisième album de U2, War, ce titre a marqué un tournant dans la carrière du groupe irlandais. Avec Sunday Bloody Sunday, Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen Jr. signifient leur attachement à raconter l'histoire tourmentée de l'Irlande du Nord, et à la volonté de paix entre la majorité protestante (défendant l'union avec la Grande-Bretagne) et la minorité catholique (indépendantiste).
Sunday Bloody Sunday raconte en effet les massacres des deux "dimanches sanglants", l'un survenu à Dublin en 1920, et l'autre à Derry, en 1972. Durant le second, des manifestants pacifiques ont subi des tirs de l'armée britannique, lors d'une marche pour le respect des droits civiques en Irlande du Nord, et la fin des discriminations envers les catholiques. En tout, 15 victimes sont à déplorer, dont 7 ayant moins de 19 ans.
Le morceau est né à partir d'un riff de guitare de The Edge. Il commence par les mots "I can't believe the news today" ("Je n'arrive pas à croire les infos du jour"), appuyant l'incompréhension du groupe face à la violence qui régit l'Irlande du Nord dans les années 70 et 80. Les paroles ont d'abord été écrites par The Edge, puis révisées par Bono et Adam Clayton. Ce dernier conseille d'enlever toute portée politique à la chanson, pour la rendre plus humaine et universelle.
"Nous sommes dans la politique du peuple, pas la politique politicienne, explique à l'époque le batteur Larry Mullen Jr.. Quand on parle de l'Irlande du Nord et de Sunday Bloody Sunday, les gens pensent 'Ah oui, cette fois où des catholiques ont été tués par des soldats britanniques, mais la chanson ne parle pas de cela. C'est un accident, le plus célèbre qui soit en Irlande du Nord et c'est une manière de dire 'Pour combien de temps allons-nous devoir subir cela ?' Peu importe de qui il s'agit - catholiques, protestants."
Le conflit nord-irlandais reste, cependant, l'une des thématiques chères à U2. Dans la dernier tournée du groupe, une séquence y est même consacrée, dévoilant les visages et noms de victimes des affrontements entre catholiques et protestants. Le clip du titre Every Breaking Wave recrée par ailleurs cette époque sanglante.
Source:RTL2.fr
U2 - Every Breaking Wave - U2 BLOG
Every Breaking Wave Every breaking wave on the shore Tells the next one "there'll be one more" Every gambler knows when to lose It's what you're really there for Someone else fears Now I'm speaking
http://www.guytou87.com/article-u2-every-breaking-wave-124784285.html