Killing Bono : Les occasions manquées (Test DVD)

Publié le 8 Décembre 2011

 

Il y a des films comme ça, de vrais petits bijoux cinématographiques qui passent inaperçus. Killing Bono en fait malheureusement partie. Alors si vous l’avez raté en salle – comme beaucoup de gens – ne perdez pas de temps et courez vous le procurer. Ou, si vous êtes fauchés, il est toujours temps de l’ajouter à votre liste de Noël.
Retour sur une petite merveille.

Dans les années 70, Neil Mccormick, un jeune irlandais, est persuadé qu’il deviendra le leader du plus grand groupe de rock de tous les temps. Alors quand Paul Hewson, un ami de longue date propose à son frère Ivan de faire partie de son groupe, Neil est catégorique et refuse au nom de celui-ci, convaincu qu’il fera carrière avec lui. Ce que Neil ne sait pas, c’est que durant les années qui vont suivre, Paul choisira le nom de scène "Bono" et formera avec ses musiciens le groupe le plus célèbre, non seulement d’Irlande mais du monde entier, U2.

Débute alors une longue route à la poursuite de la gloire pour les frères McCormick, ainsi que de longues années de haine contre celui qui à volé les rêves de l’un d’entre eux…

 

 

Chronique de la poisse


Adaptation du livre de Neil Mccormick I Was Bono’s Doppelgange (En français : « J’étais l’ombre de Bono »), Killing Bono ne raconte pas seulement une histoire vraie (pas mal modifiée pour le cinéma), mais c’est aussi, et surtout, un évident témoignage de nombreuses occasions manquées. Car si l’on regarde de plus près, les Shook Up – le nom du groupe de Neil Mccormick à l’époque – n’a pas grand-chose à envier au glorieux quatuor de Dublin. Si son succès faillit sans cesse, on réalise vite que ce n’est que parce que le meneur, soit fait les mauvais choix aux mauvais moments, soit passe à côté d’occasions en or emporté par son orgueil. Au final, le groupe qui avait toutes les chances de devenir célèbre, si ce n’est d’égaler U2, passe rapidement pour une bande de loosers.


Rien de bien dramatique cependant puisque le film de Nick Hamm est blindé d’un humour so british (bien que les personnages soient irlandais) et nous emporte vite dans cet univers impitoyable de la naissance de la musique pop-rock. Un vrai plaisir mené par les incroyables Ben Barnes, loin – très loin – du prince broshingué de Le Monde De Narnia - Chapitre 2 : Prince Caspian et du héros de la série britannique Misfits, Robert Sheehan qui déploie l’ensemble de ses talents de comédien, plutôt savoureux. À noter également qu’aucune tricherie n’a été appliquée au film puisque l’ensemble des chansons – authentiques du groupe de l’époque – on été entièrement interprétées par les acteurs. Mention spéciale également à Martin Mc Can qui incarne à la perfection, presque troublante, le chanteur légendaire Bono, de sa jeunesse jusqu'à ses meilleures années.


Au final on assiste à une biographie décalée d’un l’homme qui "aurait pu", rongé par le remord et la jalousie, mais si attachant ! Ne tournons pas autour du pot, ce film vaut la peine si l’on sait apprécier un minimum les grands exploits de la pop qui ont permis à plus d’un jeune ado boutonneux de pécho en soirée et qui ont par-dessus le marché marqué toute une génération. Oui… je suis fan de U2, pas vous ?

 

Tour et détour


Si le film ne manque pas d’idées, il n’en est pas de même pour les suppléments du DVD. Un simple making of, qui, il faut l’avouer fait guise de véritable documentaire sur l’adaptation du roman de Neil Mccormick, vient s’ajouter discrètement à la production. Par grand chose à se mettre sous la dent donc, mais vu la quantité de bonus qui courent ces derniers temps dans les coffrets DVD – c’est à dire quasi-inexistante – on se confortera dans cette simple mais utile présence explicative.

 

 

 

   
       
   

Rédigé par guytou 87

Publié dans #U2 ACTUALITEES

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