COMMENT U2 A EU SA NOMINATION AUX GLOBES

Publié le 21 Décembre 2009

 par Corinne/Dead

Avec six nominations et un remporté entre, les membres de U2 ne sont pas étrangers aux Golden Globes. Ils seront de retour cette année en tant que nominés pour “Winter”, la chanson figurant au générique de fin qu’ils ont composé pour le film de Jim Sheridan, “Brothers.”

par Steve Pond

(Photo de U2 lors de la cérémonie des Oscars en 2004 par Art Streiber.)

Cette chanson peut être une balade nostalgique mais le groupe et le réalisateur ont forgé une relation qui dure depuis plus de trente ans et qui a débuté sur la scène punk-rock de Dublin où Sheridan gérait un petit théâtre où le groupe débutant rencontrerait bientôt son manager et se lancerait dans une carrière qui connaîtrait un avenir fort prometteur et durable.

The Edge, le guitariste de la formation rock irlandaise U2et également l’un des principaux éléments du super « rockumentaire » de Davis Guggenheim, “It Might Get Loud”, a accepté de répondre aux questions de the Wrap à propos de son vieux pote Sheridan, de l’écriture pour les films et le fait d’être un outsider lors des grandes soirées hollywoodiennes.

Comment a débuté votre relation avec Jim Sheridan ?

The Edge Jim a vraiment démarré avec la scène du théâtre de la communauté urbaine à Dublin, dans un centre qu’il a cofondé du nom de Project Arts Center. C’était un lieu pour les personnes qui s’intéressaient au théâtre mais sans accès à des cours pour être acteur ou quoi que ce soit du genre.

Vous voyez, l’Abbey Theater était ce genre d’endroit qui se raréfie où vous veniez alors que vous étiez au lycée pour voir Sean O’Casey, ou peut-être une pièce de Bernard Shaw. En gros, c’était un peu guindé. Mais le Project Arts Center était en quelque sorte radical, peut-être à gauche, une communauté basée sur un centre théâtre.

Et peut-être parce que c’était un endroit qui existait plus ou moins sur la base d’au jour le jour, ils étaient toujours en quête de moyens pour augmenter le loyer. Aussi, de temps en temps, ils donnaient un spectacle rock et c’était véritablement l’un des centres de la scène punk-rock de Dublin à la fin des années 1970. C’est devenu de manière étrange la version dublinoise de CBGB. Jim était en quelque sorte le gérant des lieux et nous y avons joué quelques fois aux tous débuts de la carrière de U2.

Êtes-vous resté en contact avec lui tout au long de ces années ?

The Edge Bien, il est parti pour New York et a commencé à faire des films. Et nous nous sommes retrouvés lorsqu’il est revenu à Dublin après “My Left Foot”. Et depuis, notre amitié n’a fait que grandir. Nous trainions vraiment beaucoup à Dublin – et Jim, étant le personnage qu’il est, s’essaie toujours à des idées ou des propositions de films sur ses amis pour voir ce qu’ils en pensent. Aussi, avions-nous l’habitude de nous retrouver au pub alors que Jim nous balançait ses idées pour quelque nouveau script.

Est-ce ainsi que vous avez entendu parler de “Brothers” ?

The Edge Ouais. Jim est un si grand narrateur, il peut vraiment suspendre l’audience à ses lèvres lorsqu’il raconte une histoire. Aussi avons-nous été immédiatement attirés par ce qu’il nous décrivait et la façon dont il voulait faire le film. Puis, il nous a demandés si nous pouvions envisager de faire une chanson pour ce film.

Au départ, j’ai commencé par travailler sur un morceau de musique qui nous pensions pourrait fonctionner pour le film. Puis, alors que le film commençait à prendre forme, Jim nous en a montré une ébauche non montée et c’est vraiment à ce moment-là que nous avons été véritablement inspirés et la chanson a commencé a prendre forme assez rapidement. Je pense que Bono en a écrit le texte en une nuit. Puis, il l’a réécrit une fois et ce sont en gros les paroles actuelles.

A l’évidence, son texte s’inspire tout particulièrement du personnage joué par Tobey Maguire. Quelle en était l’impulsion musicalement ?

The Edge Bien, lorsque vous écrivez pour un film, vous essayez toujours de coller à l’émotion de ses personnages. Je pensais réellement à une intense émotion cachée. Il me semblait que le secret dont il ne fallait pas parler était la chose la plus importante. Et je suppose que c’est ce qui a été le point de lancement de la thématique.

Si le texte a rapidement été écrit, peut-on dire la même chose de la musique ?

The Edge Non, ça a pris pas mal de temps. Au départ, j’avais un arrangement plus conventionnel et direct mais il ne s’assemblait pas complètement. Il était trop proche du son U2 et de la forme U2. Mais en studio, en travaillant avec Brian [Eno], nous avons commencé à bosser à une approche légèrement différente qui était plus brute. Et finalement, il semble que c’est ce qui a été la clef de la création de cette chanson. Je veux dire qu’à l’origine, je l’avais écrite au piano. Et lorsque nous sommes revenus à cet instrument, elle a semblé s’y enfermer et à prendre sens.

Cette chanson, à un moment donné, n’a-t-elle pas été considérée comme faisant partie de l’album “No Line on the Horizon” ?

The Edge A un moment donné, nous avons pensé qu’elle pourrait vraiment être géniale pour le film et également pour notre album. Mais pour diverses raisons cela ne s’est pas fait. Le timing est vraiment ce qui nous a foutu en l’air. Nous essayions désespérément de terminer la chanson pour Jim, car originellement le film devait sortir avant notre album. Et à un moment donné, nous avons même dit : “Ecoute, Jim, cette chanson ne sera pas prête pour toi, aussi pourquoi ne réfléchis-tu pas à cet autre air ?” Puis son film a pris du retard et nous avons été en mesure de nous regrouper et de la faire pour le film. Et d’une certaine façon, bien que ce soit un très bel air, il ne convient absolument pas à notre album thématiquement parlant.

Quelle était l’autre chanson que vous alliez lui donner ?

The Edge C’était une chanson intitulée “White as Snow”. Elle s’inspirait également du film mais je pense que “Winter” lui convient bien mieux.

je me souviens avoir discuté avec Bono lors de la répétition des Oscars en 2004 et il était à l’évidence mal à l’aise à l’idée d’apparaître dans ce spectacle.

The Edge Bien, lorsque vous êtes à l’Academy Awards ou aux Golden Globes, vous avez en quelque sorte d’être à la fête de quelqu’un d’autre. Ce qui est bien et nous sommes très honorés et heureux d’y être. Mais c’est un truc différent. Vous voyez, l’équivalent musique, les Grammys ou le Rock and Roll Hall of Fame, sont des trucs très décontractés. L’Academy Awards c’est très sérieux. Les gens ne plaisantent pas. Vous avez affaire à une sorte de « star power » de huit octaves et à des interprètes qui ont l’habitude de tenir en haleine une salle toute entière. Mais c’est toujours génial de voir les choses de l’autre côté de la barrière et d’avoir une sensation sur la façon dont cette autre partie du business fonctionne.

“It Might Get Loud” ne fait pas partie des documentaires finalistes choisis par l’Academy mais j’ai noté que “Fly Farm Blues” la chanson inventée par Jack White alors que les caméras tournaient pour ce film fait partie des chansons potentiellement oscarisables que l’Academy vient à peine de communiquer.

The Edge Oh, c’est génial !

Aussi, si nous pouvions avoir U2 et Jack White nominés, nous assisterions à un spectacle des Oscars du tonnerre !

The Edge Ca serait génial. J’adorerais.

En savoir plus : The Wrap

Lien permanent : http://www.u2france.com/actu/article52569.html

Rédigé par guytou 87

Publié dans #U2 ACTUALITEES

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